Emploi des jeeps dans l’eclairage

des divisions blindées (1981)

 

 

Merci à Emile PROTZ pour la mise à disposition de sa documentation

 

« La M201 est un véhicule à usage multiple […] particulièrement apte aux missions de reconnaissance et de liaison. » comme le précise dans sa définition le MAT2835. Exemple d’emploi : les jeeps dans les unités d’éclairage et de reconnaissance.

 

Avec la réforme de 1977, les CEB (compagnies d'éclairage de brigades) deviennent des ESCADRONS d'ECLAIRAGE DIVISIONNAIRE (EED). L’EED est une « unité essentiellement destinée à la recherche de renseignements par l’observation et l’écoute à courte et moyenne portée, n’engageant qu’exceptionnellement le combat. Il concourt avec les radars de l’artillerie divisionnaire et les hélicoptères légers détachés par le corps d’armée, à garantir la sûreté rapprochée de la division. » (manuel ABC 105-21 règlement d’emploi des pelotons de l’escadron d’éclairage de division blindée, 1981). A la fin des années 90, les EED, tout en conservant les mêmes missions, deviennent des ESCADRONS d'ECLAIRAGE et INVESTIGATION (EEI) dans le cadre des nouvelles brigades du plan Armée 2000 (l'EEI est une unité de renseignement d'origine humaine. Doté de VBL, il se limite volontairement à l'observation discrète d'un adversaire bien souvent quantitativement et qualitativement supérieur en moyens de feu – ABC 105-21, 1998).

 

Bien que rattaché administrativement à un corps support (le plus souvent, un régiment de chars), les EED relèvent directement pour emploi du général de division pour lequel ils sont « ses yeux et ses oreilles ».

 

L’EED comporte

- 1 peloton de commandement et d’échelon (commandement et transmissions, administratif, dépannage)

- 3 pelotons d’éclairage (commandement, groupe antichar, 3 patrouilles d'éclairage)

- 1 peloton RADAR (1 groupe commandement et 2 groupes RADAR)

 

soit 160 hommes (6 officiers, 26 sous-officiers et 128 hommes de troupe) et 55 véhicules dont 40 jeeps.

 

A noter que l’unité élémentaire d’éclairage (patrouille), composée de 2 véhicules, était équipée en 1981 de jeeps. Elles ont laissé rapidement la place aux Peugeot P4 et ensuite aux VBL Panhard. L’armement antichar a lui aussi évolué : les canons de 106 SR des CEB seront remplacés par des Missiles MILAN. Enfin, les radars RASURA (Radar de Surveillance Rapprochée) du début feront place au milieu des années 80 aux RASIT (radar de surveillance des intervalles du terrain) monté sur camionnette puis sur VAB pour les EEI.

 

Les moyens d’un du peloton d’éclairage sont répartis autour de 11 jeeps radios organisées en :

-         1 groupe de commandement : 2 jeeps dont 1 porteuse d’un radar OLIFANT II (*)

-         1 groupe antichar : 3 jeeps dont 2 jeeps MILAN)

-         3 patrouilles d'éclairage (6 jeeps) : chaque patrouille comporte une jeep armée d’une AA52-NF1 de 7,62 mm et d’une jeep dotée d’un LRAC de 89mm

 

(*) Le radar OLIFANT II - DRPT 6 A (Observation légère d'infanterie) est un radar portable d'infanterie de surveillance du sol à très courte portée, destiné à la surveillance du champ de bataille, de nuit ou dans des conditions de mauvaise visibilité.

 

◄ 2 jeeps MILAN en embuscade

 

 

Pour les moyens du peloton radars, voir extraits de l’ABC105-21.

 

Le peloton de commandement et d’échelon est composé de 10 véhicules dont 2 jeeps radios.

 

Les moyens radios importants permettent aux véhicules de l’EED de communiquer entre eux et avec l’échelon de la Division.

 

 

 

Une M201 RASURA et son équipement infrarouge ►

 

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22 avril 2006